DE MINUIT A MINUIT / NOOSFERE

Dans ce recueil paru aux éditions "Fleuve Noir" en 2000,   Daniel Conrad a rassemblé vingt-sept nouvelles rédigées par   des auteurs très différents autour du thème de l'angoisse, et   plus généralement de la part d'ombre enfouie au fond de   l'esprit de chaque personne. Cet eccléctisme est remarquable   et montre la capacité d'ouverture du genre fantastique ou   sombre. On y trouve donc, par ordre d’entrée en scène : "Les défouisseurs" de Jean-Michel   Calvez renoue avec l'horreur gothique, "Somnambulisme", de   Pascal Françaix propose une terreur cauchemardesque, "La Loi   du Marché" montre l'horreur économique, par Jérôme Leroy, "My   mother told me monsters do not exist", écrite par Marie   Darrieusecq, est une variation étrange et originale autour   d'un thème classique du genre, "Lunes rouges", par   Jean-Jacques Nguyen, inquiète, "Les nuits samouraïs", par G.J   Arnaud, ne m'ont pas convaincu "Angie mon ange" (Un mythe   moderne), par Francis Valéry, non plus. Des "Petites   mécaniques nocturnes ponctuées de fines rythmiques argentées",   par Louis-Stéphane Ulysse, sont très intéressantes, "le Temps   de la douleur", par Philippe Curval, n'est pas mal, "Où vont   les histoires qui ne sont pas racontées ?", par Pierre Pelot,   est assez amusant, "La métamorphose du têtard", par Florence   Bouhier manque de force, "Tout le plaisir est pour moi", par   Pierre Siniac, est plus intense, "Le Syndrome de   Bahrengenstein", par Michel Pagel, montre un cas intéressant,   "La nuit de l'éclipse", par Jean-Bernard Pouy, est une   variation classique d'un vieux thème du genre. On débarque sur   une île mystérieuse, trouvée après moultes explorations par Vincent Ravalec, Haine éternelle, par Béatrice Nicodème. Le   noeud cajun est dénoué par Mélanie Fazi, on se retrouve Aux   abois, à cause de Jean-Daniel Brèque, on apprend Où vivent les   trolls gràce à Stéphanie Benson, on découvreLa petite fille   qui bâtissait des villes, par Olivier Ka, on se découvre Si   nombreux !, par Jean-Pierre Andrevon, Bibliophagie, par   Jean-Michel Blatrier, on contemple Le Diable et Dolorès avec   Martin Winckler, on finit en...